Homo Artistus

Essai Philosophique publié en novembre 2020 aux éditions Spinelle, disponible en Librairies et sur internet.

Méditations et aphorismes sur l’art

Parce qu’elle est le miroir du monde, l’oeuvre d’art est universelle.
Mais depuis le XXème siècle, l’art a cessé d’être le reflet du monde pour devenir seulement une manifestation de lui-même. En se détachant de la nature, de l’universel, du sacré, de l’ordre cosmique, en passant d’une forme d’objectivisation du monde à une forme de subjectivisation, il a constitué une esthétique autonome.
Après avoir pendant très longtemps ignoré et rejeté la sphère artistique, la civilisation industrielle mécanique, technologique, et aujourd’hui numérique, s’est tournée vers les arts et les créateurs pour en faire ses meilleurs alliés. Au sein de nos sociétés modernes irraisonnablement inscrites dans le culte de l’innovation destructrice, de la disruption, l’artiste porte la lourde responsabilité du désenchantement de l’art.
Dans cette période d’errance, de somnolence généralisée, un nouveau récit tarde à apparaître. A moins que l’art ne soit à l’origine d’un nouveau paradigme qui deviendrait peu à peu l’unique territoire de nos vies. A moins que l’humanité tout entière ne se reconstruise demain dans la révélation qu’est l’acte de création. Dans un monde transformé en de nouvelles réalités, l’art, transfiguré à son tour, serait alors massifiquement vécu comme un facteur d’immersion.
Tout comme l’humanité, l’art est aujourd’hui à la croisée des chemins.

Thierry Gomar est compositeur, rythmicien. Très tôt attiré par la philosophie et les sciences humaines, il puise son inspiration dans l’observation du monde, de la nature, des civilisations. Parallèlement à une belle carrière musicale, il mène un travail de recherche et d’écriture dans le domaine de la philosophie. Il est le fondateur des Universités Nomades, structure organisatrice de forums d’expression et de partage des savoirs.

https://editions-spinelle.com/index.php/connaissances/sciences-sociales/philosophie/homo-artistus

Temps et musique

Essai

Considérations sur le temps et le rythme

(A paraître)

« La notion de temps, son origine, sa signification, sa mesure, son commencement, son prolongement et son achèvement, furent pendant très longtemps l’apanage des religions et de  la philosophie. Si la question du temps est désormais l’attribut des scientifiques, elle n’a jamais cessé d’être au centre de la réflexion des musiciens, qu’il soient compositeur, improvisateur ou interprète… Aujourd’hui, je pense le rythme dans la musique comme la seule volonté de créer des illusions de temps, des perceptions imaginaires de périodes qui n’apparaissent à nos yeux que pour nous détourner du réel, du danger de ne voir le monde qu’à travers un seul et unique prisme. Je vois les temps qui nous entourent, celui qui passe, celui qui est, celui que nous ne percevons pas encore, comme des jeux de miroirs, des jeux complémentaires qui se superposent, s’opposent… Il y a toujours un temps qui précède un autre temps. Avant l’oeuvre d’art, avant une construction, avant qu’une improvisation ne germe et ne se développe, il y a des temps de discussions et des réflexions préalables. Il existe une cause première. Lorsqu’on s’interroge sur le temps, on est inévitablement amené à penser la signification d’un avant…»

 

FRAGMENTS -MICRO-DURÉES

Recueil d’aphorismes et de micro-durées

Livre illustré par des photographies de Nathalie Audin

 « Après avoir conçu mes deux enregistrements « Between two worlds », deux opus bâtis sur le concept d’un ensemble de pièces musicales improvisées de courte durée, à l’image d’aphorismes ou de courtes nouvelles, j’ai souhaité poursuivre cette idée avec « « Fragments-Micros-Durées »

Ce recueil présente des fragments d’écriture, des condensés de pensées et de réflexions, des figures de style qui sont là pour nous interroger, pour convoquer d’autres formes de propositions, voire de provocations. »

Entretiens imaginaires

(En cours d’écriture)

Courts récits – Fabliaux

Livre + illustrations

« Recueil de fabliaux écrits sur le modèle de la satire. Cette forme populaire et universelle qui se sert de l’humour et de la moquerie pour décrire, dénoncer, ou simplement évoquer certaines situations m’est toujours apparu comme un champ d’étude, comme une démarche de réflexion critique et de questionnement sur le monde et sur la nature humaine, dans le même sillon que la philosophie… »